Les Départements

  • Département Enfance : soutien par le parrainage et l’œuvre d’adoption (première œuvre d’adoption reconnue en France, la Fondation La Cause est à l’origine de la création de la Fédération française des Organismes Autorisés pour l’Adoption – FFOAA).
  • Département Solos-Duos avec :
  • Les Éditions, principalement centrées sur l’histoire du protestantisme et de sa pensée.


L’équipe

De gauche à droite et du haut vers le bas : Dominique Pauvret (directrice du Département Handicap Visuel), Véronique Goy (directrice du Département Enfance), Matthieu Arnera (directeur de la Communication et du Département des Éditions), Nicole Deheuvels (directrice du Département Solos-Duos), Alain Deheuvels (directeur général), Yvonnick Tessier (comptable), Hélène Wiener (assistante de directions), Gisèle Peraro (Département Handicap Visuel), Maria Obispo (cuisine et entretien).

Absents de la photo : les 365 bénévoles, un grand merci à eux, sans qui tout cela serait impossible !!!


Un siècle d’histoire

Texte de Patrick Cabanel (historien, directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études, titulaire de la chaire Histoire et sociologie des protestantismes) paru dans le livre collectif Vous serez mes témoins :

La Cause, maintenant centenaire, incarne une aventure spécifique dans l’histoire du protestantisme français ; à vrai dire, nous n’avons pas encore pris la mesure exacte de ce qu’elle a représenté et apporté. Sans doute peut-on en parler comme d’un exemple de « Réveil », ce processus si familier dans l’histoire des protestantismes: une entreprise de retour à la source chrétienne et d’évangélisation conquérante, qui se traduit par la création parfois foisonnante d’œuvres caritatives et sociales. Les Réveils du XIXe siècle, ou encore l’Armée du Salut, ont ainsi procédé, avec la certitude implicite ou explicite que le salut personnel est inséparable d’une action collective et qu’il faut prendre soin des corps, et du corps social, autant que des âmes.

Freddy et Élisabeth Durrleman, dans les années 1920

Le parcours du fondateur, le pasteur Freddy Durrleman (1881-1944), est au confluent de plusieurs héritages : ce fils d’un négociant, devenu évangéliste à la Mission Mac All, a joué un rôle important dans l’aventure des « Solidarités », ces « maisons du peuple chrétiennes » que le christianisme social a bâties à la fin du XIXe siècle dans la France ouvrière du Nord. Il est un ami, avant de devenir son successeur, du pasteur Élie Gounelle à Roubaix. C’est là la racine chrétienne sociale, clairement marquée à gauche, si l’on souhaite utiliser un vocabulaire politique, de La Cause. En 1912, Freddy Durrleman est devenu directeur adjoint de la Société Centrale Évangélique, à Paris : son parcours marque une sorte de recentrage, peut-on penser, du côté d’une action plus religieuse que sociale, désormais. Et l’on ne sait ce qu’il en serait advenu si la Première Guerre mondiale ne l’avait vu devenir infirmier en hôpital militaire et surtout aumônier de la Marine sur la flotte de la Méditerranée, de fin 1915 à la fin des hostilités. Ses lettres à son épouse Élisabeth (née Kaltenbach) révèlent qu’il a vécu ce ministère, qui l’a coupé de sa vie antérieure, comme une « vraie retraite spirituelle » : il a lu et travaillé jusqu’à plus soif, et découvert au contact des matelots, de leurs officiers et même de leurs prêtres, ce qu’il estime être l’ignorance religieuse profonde d’un peuple pourtant officiellement chrétien (catholique).

C’est sur le navire Duguay-Trouin, une nuit de novembre 1916, qu’il a l’idée (la vocation) de fonder une centrale d’évangélisation par l’édition de livres et de brochures de propagande, qu’il compte appeler Société Pierre Valdo puis, très vite, La Cause, en référence à la manière dont les huguenots désignaient leur « parti » au temps des guerres de Religion. Sans plus tarder, il rédige et publie Initiation protestante, un livre qui allait connaître une série de rééditions (et une traduction en espagnol) – alors qu’Initiation chrétienne, son autre projet, est resté inédit de son vivant. On doit noter, chez ce fils d’un Suisse et d’une Vaudoise des « Vallées », deux fois étranger, donc, à l’histoire française, un tropisme historien et huguenot qui n’a pas d’équivalent dans les autres mouvements de Réveil et d’évangélisation. S’il fallait ici chercher un exemple un peu équivalent, ce serait, toutes choses égales par ailleurs, du côté d’un autre lendemain de guerre (celle de 1870) et chez le philosophe converti Charles Renouvier, auteur d’un roman historico-philosophique huguenot, Uchronie (1876), et qui avait lancé une campagne assez improbable de conversion politico-religieuse de la France au protestantisme. Quelque cinquante ans plus tard, Freddy Durrleman renoue avec cette ambition, en lui donnant un aspect pleinement religieux et missionnaire, en l’ancrant dans un savoir-faire d’évangélisation déjà ancien, bien en amont de la Mission Mac All, et en la présentant comme un outil au service du protestantisme et de ses Églises dans leur ensemble. La Cause est officiellement fondée lors d’une réunion organisée le 20 mars 1920, à l’église luthérienne Saint-Jean, à Paris. Dans un premier temps, elle est une création commune de la Société Centrale Évangélique et de la Mission Populaire Évangélique, sous le nom un peu technocratique d’Union pour l’action missionnaire en France ; et par ailleurs elle bénéficie de l’héritage matériel et moral de l’œuvre des Traités religieux que lui transmet la Société des Écoles du dimanche. Le dynamisme même de La Cause l’amène à s’affranchir de la tutelle des deux sociétés qui la chapeautaient et à conquérir sa pleine indépendance en 1926-1927.

Une partie du catalogue des Éditions – 1972

L’entre-deux-guerres lui offre deux décennies décisives, marquées par une frénésie de travail, de conquête et de créations, et représentant probablement, aux yeux de l’historien, l’apogée du mouvement pourtant naissant. La Cause, conformément au vœu de 1916, est d’abord une centrale d’édition, largement mémorielle, qui entend lutter contre des risques d’oubli, chez les uns, et de « négationnisme », chez d’autres, en publiant des biographies de grandes figures huguenotes (Farel, Coligny, Aubigné…) et en offrant une structure à une série d’auteurs, Charles Bost, Charles Dombre, Sabine Malplach, Joël Thézard… qui ont compté dans la fabrique et la vitalité de la mémoire huguenote, en parallèle, notons-le, avec l’essor du Musée du Désert (1911) et de sa propre maison d’édition. Mais ce n’est là qu’un aspect, somme toute presque traditionnel, des activités développées par la centrale d’évangélisation – et de correspondance tous azimuts – installée à Neuilly-sur-Seine, puis à Carrières-sous-Poissy. La Cause, peut-être organisée sur le modèle de l’entreprise commerciale et de ses divers services, multiplie les « groupes » destinés à fédérer en interne tous les types d’action possibles (au nombre de dix: « Pionniers-Missionnaires », « Chevaliers-servants », « Colporteurs », « Artistes », « Informateurs », « Dépositaires-Hospitaliers », « Parrains et Marraines », « Entraîneurs », « Propagandistes », « Secrétaires ») mais aussi à pénétrer, en externe, divers milieux sociaux et professionnels: une vingtaine de « groupes » supplémentaires s’intéresse à la recherche des protestants émigrés et isolés, aux agents des PTT, aux enseignants, aux infirmières protestantes, aux étudiants huguenots, à l’immigration suisse en France, aux aveugles, aux prisonniers, à la lutte contre l’objection de conscience (groupe Amiral de Coligny) et contre le communisme et l’athéisme militant, etc. Les « déjeuners de La Cause » réunissent chaque mois une série de membres et de décideurs autour d’un orateur protestant de prestige. Pour former des cadres protestants dans la jeunesse, La Cause met en place dès ses origines une École de service chrétien, doublée d’une section d’Enseignement par correspondance pour celles et ceux qui ne pouvaient assister physiquement aux cours dispensés à Neuilly.

Ce qui frappe, dans l’entreprise de Freddy Durrleman, c’est sa modernité et son recours à différents médias : au-delà de l’édition, du journalisme (le mensuel Les Nouvelles de La Cause), du disque, des plaques pour lanterne, du film même (il y a eu des projets), La Cause a marqué par son usage pionnier des émissions de radio. Le 8 mars 1928 son directeur inaugure les « causeries protestantes », avec des thèmes multiples, sur les ondes de Radio-Paris, le jeudi à midi et pendant une demi-heure, avec lectures bibliques et chants. La correspondance suscitée par l’émission montre son succès. En 1934 La Cause lance sa propre pétition, à côté d’autres mouvements religieux, pour faire rapporter une décision du gouvernement visant à supprimer les émissions religieuses sur ce qui était devenu un poste de radio national. La protestation réussit à faire reculer le gouvernement, mais en 1937 la bataille s’est livrée au sein même du protestantisme, la Fédération protestante de France ayant réussi à se substituer à La Cause devant le micro, tout en lui laissant la possibilité de présider, une fois par mois, ce qui devenait un culte dominical.

Cette crise est révélatrice des divisions grandissantes, de type politique plus que religieux, qui agitent le protestantisme français au cours des années 1930. Les questions débattues sont celles du pacifisme, de l’objection de conscience, de l’attitude à adopter face au communisme (en France, en URSS, dans l’Espagne de la guerre civile). La Cause prend nettement position, et d’une manière qui classe désormais à « droite » un mouvement dont le fondateur avait été de « gauche ». Elle condamne les (rares) adeptes protestants de l’objection de conscience et fait de la lutte contre le communisme athée l’un de ses chevaux de bataille. Face à l’émeute du 6 février 1934 à Paris, face à la guerre d’Espagne, elle ne se situe pas dans le camp majoritaire d’un protestantisme réformé qui fait corps avec la République laïque, radical-socialiste et pacifiste. La division de la France contre elle-même se retrouve ici. Mais les choses ne sont pas simples : Freddy Durrleman est un des premiers à dénoncer publiquement, le 6 avril 1933, dans une causerie à la radio, l’antisémitisme du parti nazi tout juste arrivé au pouvoir en Allemagne, et son fils Valdo publie en 1939 Adolf Hitler. Mein Kampf, pages choisies et classées par Valdo Durrleman (La Cause, 1939, 48 p.), avec ces mots : « La curiosité française sera satisfaite, pensons-nous, de connaître enfin ce que M. Hitler met d’une part tant de soins à lui cacher et d’autre part tant de zèle à faire connaître à ses adeptes ». Plusieurs pages dénoncent, là encore, l’antisémitisme nazi. En décembre 1942, son culte radiodiffusé provoque un incident avec les autorités de Vichy, le jeune pasteur ayant prêché sur des textes évoquant la victoire finale d’Israël… À cette époque, son père Freddy est en prison pour faits de résistance : arrêté par la Gestapo le 22 janvier 1941, il est condamné en avril à 18 mois de prison qu’il purge à Fresnes. Il jouit peu de temps de sa liberté recouvrée, puisqu’il meurt le 5 janvier 1944, son fils Valdo le suivant dans la tombe quelques jours plus tard, le 17 janvier.

Entre 1923 et 2020, la Fondation La Cause a permis l’adoption de 1935 enfants.
Ici remise d’un enfant à ses parents adoptifs dans un salon de La Cause, avec prière de bénédiction.

Ces disparitions simultanées, décapitant La Cause, auraient pu en sonner le glas. Or, à l’évidence, une nouvelle époque s’ouvre, qui est plus de continuation et d’affermissement que de création. La famille assure la relève : il s’agit de la veuve de Freddy, Élisabeth (1880-1954), de leur fils Christophe (1921-2001) et de son épouse Rose-Marie (née Grellet, 1919-2018), et de la sœur de Christophe, Monique Durrleman (1925-2019). Si certains domaines doivent être délaissés, d’autres connaissent de réels développements. L’ambition pédagogique initiale de La Cause s’incarne à partir de fin 1942 dans le Cours Bernard Palissy fondé par France Durrleman (1916-1997, fille de Freddy, ép. de Siméon Dressen), sur deux sites : Paris et Boissy-Saint-Léger, toujours existant sur ce dernier, rare exemple en France d’enseignement privé protestant sous contrat d’association avec l’État. L’activité éditoriale se poursuit, y compris avec la publication, depuis 1923, de l’Agenda de La Cause. Et trois domaines d’action plus proprement sociétale, inaugurés dans l’entre-deux-guerres, ont pris une place importante dans le rayonnement contemporain de La Cause: l’aide aux isolés, l’aide aux aveugles, l’adoption.

Le service Éliézer est destiné aux personnes seules qui souhaitent fonder un couple ou tout au moins rompre leur solitude. Le groupe des aveugles (« Amicale protestante des aveugles », 1923) a mis en place un bulletin mensuel, L’Étoile dans la nuit, une bibliothèque circulante de livres en braille, puis une bibliothèque sonore qui a fait de La Cause l’une des associations pionnières pour le « livre parlé » : livres et bandes magnétiques, puis cassettes, ont circulé en franchise postale à travers la France et même à l’étranger (10 000 envois au total en 1989, par exemple). Le groupe de l’« Adoption familiale », fondé également en 1923, première œuvre d’adoption de France, visait à faciliter l’adoption d’enfants français par des foyers protestants qui les élèveraient dans leur foi. L’action s’est depuis sécularisée, démultipliée et internationalisée, avec des enfants en provenance de Corée du Sud (plus d’un millier ont été ainsi adoptés), de Roumanie, puis de Madagascar. L’internationalisation de type caritatif concerne désormais La Cause elle-même, présente pour des actions d’aide alimentaire et d’aide à des orphelinats dans plusieurs pays : la Roumanie, l’Arménie, puis Madagascar, le Togo, le Cameroun et Haïti. On voit que, comme pour toute organisation vivante, l’histoire de cette organisation centenaire est marquée par des continuités, des recompositions et des redistributions. Le travail d’évangélisation et de présence au monde se poursuit, non plus sous la direction d’un membre de la famille Durrleman (toutefois toujours présente), mais sous celle du pasteur Alain Deheuvels, depuis 1993. Un tournant important a été marqué par la création d’une Fondation, qui a été reconnue d’utilité publique par le décret du 21 octobre 2008.
La société et le protestantisme de France ont connu de multiples bouleversements depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, mais La Cause est toujours présente et active dans leur paysage, et l’on peut estimer que bien des parcours, personnels et collectifs, ont été marqués par son travail.

Quelques éléments pour prolonger la réflexion sur l’histoire de La Cause : Mathieu Durrleman, Un pasteur chrétien-social au début du siècle, Freddy Durrleman (1881-1944), mémoire de maîtrise de l’université de Paris I, 1983. Christophe Durrleman, « Un mouvement pour le réveil et l’action du protestantisme au XXe siècle : La Cause », BSHPF, 1991, 1, p. 103-115. Patrick Cabanel, préface à Freddy Durrleman, Lettres d’un aumônier sur un navire-hôpital. Armée d’Orient (1915-1918), Carrières-sous-Poissy, La Cause, 2014, p. 5-17. Notices de Freddy, Valdo, Christophe et Eva Durrleman dans Patrick Cabanel et André Encrevé dir., Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours, 2, D-J, Les Éditions de Paris, 2020.


Et après ? « Une si grande nuée de témoins » !

Texte d’Antoine Durrleman, vice-président du conseil d’administration et petit-fils du fondateur Freddy Durrleman, paru dans le livre collectif Vous serez mes témoins :

« LA CAUSE… Non pas ma cause, notre cause ou votre cause, mais la Cause dans un anonymat superbe, La Cause qui ne s’appelle pas autrement parce que c’est Sa Cause. Dieu veuille susciter des témoins pleins d’enthousiasme et de sagesse pour le service de La Cause, la plus enthousiasmante qui soit jamais capable de faire battre un cœur d’homme ».

Ces propos concluent l’allocution par laquelle Freddy Durrleman appelait le 21 mars 1920 à la constitution d’une organisation nouvelle. Non pas une simple association, mais un mouvement qui entend réunir « des personnes convaincues que l’évangélisation de la France les concerne personnellement et qui à ce titre, et sous les formes les plus diverses, même les plus humbles, sont résolues d’y travailler ». Mouvement missionnaire. Mouvement religieux. Mouvement protestant. Mouvement solidaire, ainsi que ce discours fondateur en définit le projet.

Ils n’ont jamais rien perdu de leur force de conviction et de mobilisation. Au travers de quatre générations, aujourd’hui comme hier, des hommes et des femmes de toute origine, de toute condition, de tout âge, n’ont cessé depuis cent ans d’entendre cet appel mobilisateur et d’y répondre en s’engageant avec et pour La Cause dans le bon combat.

Cet élan ininterrompu de dévouement, de générosité, de bonnes volontés sans cesse renouvelées, donne à La Cause sa force singulière, son « accent qui la fait reconnaître ». Elle a été depuis ses débuts et toujours maintenant une ruche bourdonnante d’activités, à la fois remarquablement inventives et solidement et méthodiquement organisées, en sachant faire en sorte que chaque proposition de concours trouve à s’accomplir au mieux des talents de chacun en s’insérant dans le travail d’ensemble. Au seuil de l’ancienne Maison de La Cause, une inscription rappelait l’antique parole de Michée : « Ce n’est point ici un lieu de repos », et une affiche éditée par La Cause diffusait le mot d’ordre du Réformateur Guillaume Farel : « Nous voulons des laboureurs endurcis au travail ». Tout est dit d’une Parole qui n’est pas seulement à répandre et à entendre, mais qui, ici et maintenant, doit activement porter des fruits. Là encore, qui vient maintenant à La Cause ne peut qu’être profondément marqué par l’activité incessante de tous et la présence de tant de bénévoles impliqués dans de multiples tâches.

La Cause a su rester merveilleusement vivante et riche de tous ces engagements et de toutes ces amitiés si agissantes, au près comme au loin, partout en France, et aussi en dehors des frontières, tout particulièrement en Suisse. Des fidélités familiales comme de nouveaux amis. Des protestants de toutes dénominations et de toutes paroisses comme tant de disséminés pour lesquels elle a souvent constitué un mode de rattachement au protestantisme. Des non-protestants aussi qui se reconnaissent toujours plus nombreux dans ses convictions et son action. Grâce à eux tous, elle a échappé à l’assèchement et à l’ossification qui guette tant d’institutions à mesure qu’elles avancent en âge. Elle a cette étonnante jeunesse de ceux qui ne cessent de se projeter vers l’avenir parce qu’ils ont toujours tant et si essentiel à faire pour changer le monde.

On se tromperait du tout au tout à penser que cette inlassable activité est une sombre et triste ascèse. Elle est rires, joie et fête, depuis toujours. Joie du service. Joie de la rencontre. Fête sous de multiples formes : fêtes d’été dans le passé, fête des aveugles, vente annuelle de La Cause depuis les tout premiers commencements, réunions des parents adoptifs, séjours et voyages pour les Solos et pour tant d’autres, rassemblements lors d’une prédication ou à l’occasion d’une conférence, fête de la Fondation La Cause chaque année au mois de mai… Les formes se renouvellent, les lieux changent, mais toujours aussi vive et festive est la joie pour tous ses amis de se retrouver ensemble autour de La Cause, de ses actions, de ses projets.

Fondation La Cause

Oui, vraiment, La Cause est « environnée de cette si grande nuée de témoins » qu’évoque l’apôtre Paul dans l’Épître aux Hébreux et qu’appelait de sa prière son fondateur il y a 100 ans. Quelles qu’aient été les difficultés, et elles ont été parfois redoutables, ils ont été là hier. Ils sont présents aujourd’hui. Ils ne lui manqueront pas demain.

C’est avec cette ferme assurance que nombreux se lèveront à leur tour pour la rejoindre aussi « pleins d’enthousiasme et de sagesse » que leurs devanciers, que La Cause peut se tourner, dans la reconnaissance et dans la confiance, vers ce nouveau siècle qui s’ouvre pour elle et où tant de combats seront encore et toujours à mener. Pour Sa Cause.

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