Présentation de la Bibliothèque sonore et braille

Avec un certificat médical, toute personne qui a des difficultés pour lire, peut bénéficier de cette bibliothèque en franchise postale, soit :

  • Une bibliothèque sonore avec 838 titres de sa collection sur CD MP3 et Daisy et 2000 titres sur K7 ;
  • Une série de journaux sonores, revues de presse, méditations quotidiennes ;
  • Deux magazines : L’Étoile dans la nuit et Les Nouvelles de La Cause ;
  • Plusieurs versions de la Bible : TOB (traduction œcuménique de la Bible), SEGOND, PAROLE DE VIE, sur CD, CD MP3, Daisy et K7 ;
  • Une bibliothèque braille de 500 titres de littérature générale et religieuse ainsi que la Bible TOB en Braille.


Petite histoire d’un audiolivre

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Les abonnés de la Bibliothèque sonore ont aujourd’hui à leur disposition près de 838 titres sur CD, romans, ouvrages historiques ou spirituels. Mais avant d’être intégré au fonds de la bibliothèque sonore et proposé au prêt, un livre doit passer entre les mains de plusieurs bénévoles, qui à tour de rôle contribuent à le rendre accessible aux audiolecteurs. Penchons-nous un peu sur les détails de ce parcours.


Première étape : le choix de l’ouvrage

Vérifier l’intérêt d’un livre pour la bibliothèque sonore, c’est le travail des membres du comité de lecture. À partir d’une première sélection d’ouvrages, aussi variée que possible, Marie ou Jean-Denis et Guillemette, évaluent le livre en fonction de critères qui tiennent aussi bien à la qualité de la syntaxe qu’à la clarté de la narration ou de l’expression.

Autre élément à prendre en compte : l’intérêt de l’ouvrage pour une bibliothèque dont l’identité plonge ses racines pour une bonne part dans le protestantisme. Nos abonnés peuvent emprunter aussi bien des romans que des œuvres théologiques ou d’édification. C’est une caractéristique unique de la bibliothèque de La Cause que de proposer des ouvrages pouvant alimenter à la fois la réflexion culturelle et spirituelle de chacun.

La série des femmes de la Bible de Marek Halter, « Sarah », « Tsippora », « Lilah », de même que « Le gué de Jabbok » de Suzanne Coulomb ont ainsi fait l’objet de comptes rendus par le comité de lecture qui a émis un verdict favorable. Ces ouvrages sont maintenant en quête d’une voix : ils sont proposés aux donneurs de voix pour être lus et enregistrés.


Deuxième étape : l’enregistrement

Les audiolecteurs le savent bien : en fonction des voix ou des accents des lecteurs, c’est une coloration particulière qui sera donnée à l’œuvre. « Avoir l’accent », disait Marcel Pagnol, « c’est parler de son pays en parlant d’autre chose ». L’un de nos lecteurs les plus appréciés est établi dans la Drôme provençale et se plait à enregistrer les textes qui s’inscrivent dans les paysages ou l’Histoire méditerranéenne. La chaleur de sa voix et la rondeur de son accent leur donnent un relief tout à fait particulier.

Il ne faut pas s’y tromper : le don de voix est un exercice d’humilité. Le lecteur s’efface devant le texte et s’efforce d’utiliser sa voix comme un instrument, au service du texte, de l’auteur mais surtout du futur audiolecteur.

Chaque lecteur est libre des conditions matérielles et techniques de ses enregistrements. L’activité est chronophage puisqu’il faut multiplier par deux ou trois la durée d’écoute pour obtenir la durée de l’enregistrement. Certains lecteurs s’isolent, d’autres intègrent la séquence de lecture dans leur quotidien, mais tous ont à cœur de faire du mieux qu’ils peuvent par le don de leur voix pleine et vivante.


Troisième étape : la mise en forme du fichier

C’est une étape cruciale pour le futur audiolivre car l’enregistrement doit respecter certaines formes pour répondre aux critères de qualité en vigueur dans les bibliothèques sonores. Il doit comporter des messages obligatoires, être débarrassé de tout bruit parasite et être indexé pour permettre à l’audiolecteur de naviguer aussi facilement dans le livre que le ferait un lecteur voyant.

C’est Georges qui réalise cette mission pour les enregistrements de La Cause.

Lorsqu’un donneur de voix oublie d’énoncer les mentions obligatoires qui permettent d’identifier un enregistrement (nom de l’association, titre de l’ouvrage, de l’auteur, du traducteur, de l’éditeur), il peut, dans certains cas, reconstituer ou enregistrer lui-même l’annonce pour compléter l’enregistrement.

Le nettoyage du fichier, à savoir l’élimination des bruits parasites, se fait grâce à des logiciels spécifiques ce qui garantit un confort d’audition à l’abonné.

Appareil Victor pour lire des CD au format Daisy

Dernière phase du processus de mise en forme, l’indexation du fichier sous format MP3 ou DAISY. Sous cet énoncé barbare se cache une opération indispensable : l’organisation de l’enregistrement en fichiers correspondant soit aux chapitres du livre, soit à une durée conventionnelle de 10 à 15 minutes. Selon qu’on opte pour le format MP3 ou Daisy, la navigation de l’audiolecteur sera facilitée. En effet, le format Daisy reflète fidèlement l’architecture du texte en parties, chapitres, et sous-chapitres et propose donc un découpage de l’enregistrement en plusieurs niveaux : l’audiolecteur s’y repère mieux que dans un enregistrement en MP3 classique où les fichiers sont simplement agencés à la suite les uns des autres.

Il faut se représenter la somme de travail que constitue, par exemple, la mise sous format Daisy du Nouveau Testament, version Parole de Vie, enregistré par l’acteur Gérard Rouzier et Paul Deheuvels : Georges a, pour ce faire, indexé les livres, les chapitres, les sous chapitres et les milliers de versets du texte. Ce travail rigoureux et minutieux a permis aux audiolecteurs de naviguer dans le Nouveau Testament sur CD aussi précisément qu’un lecteur ordinaire dans une édition papier. Qu’il en soit ici remercié.

Une fois ces trois opérations effectuées, vient le transfert sur CD et l’envoi à la bibliothèque sonore de La Cause.


Quatrième étape : la duplication des CD, le contrôle qualité et l’intégration dans le catalogue de la bibliothèque sonore

Une fois mis en forme et transféré sur CD, l’enregistrement acquiert les caractéristiques d’un livre sonore. Encore lui faut-il parachever sa métamorphose en passant par les mains de Madé qui, à La Cause, s’occupe de le dupliquer en 3 exemplaires, l’un destiné à la conservation et les deux autres au prêt. Une erreur est toujours possible, aussi faut-il s’assurer de la qualité des CD en les écoutant sur un lecteur de type Victor. C’est une tâche menée par une de nos bénévoles, qui, aveugle elle-même, connaît bien ce type de matériel.

Au terme de ce périple, le livre est enfin admis au prêt et vient augmenter le fonds de la bibliothèque sonore. Nous ne pouvons que lui souhaiter de beaucoup en sortir en étant très demandé par les audiolecteurs.

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