Adopter un enfant, c’est l’attendre, l’accueillir. C’est le faire naître une seconde fois et lui offrir le foyer qui, jusqu’alors, lui a fait défaut, en l’entourant de soins et d’amour. L’adoption a pour objectif de permettre une vie familiale épanouie aux enfants délaissés.

L’intérêt de l’enfant est bien le moteur de la réalisation de l’adoption, et non la satisfaction des désirs du couple en mal d’enfant ou en proie à des difficultés d’enfanter. La notion d’intérêt supérieur de l’enfant était déjà inscrite dans la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant du 20 novembre 1989 dite « Convention de New York ». Son article 21 dispose que « Les États parties qui autorisent l’adoption s’assurent que l’intérêt supérieur de l’enfant est la considération primordiale en la matière ».

C’est toujours pour renforcer l’intérêt supérieur de l’enfant que la Convention de La Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale a été ratifiée par de nombreux pays.

Les états signataires ont cherché à établir des dispositions communes « pour garantir que les adoptions internationales aient lieu dans l’intérêt supérieur de l’enfant et le respect de ses droits fondamentaux ainsi que de prévenir l’enlèvement, la vente ou la traite de l’enfant ».